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Faciliter l’accès des jeunes parents à la propriété

E-news avril 2021
Le Fonds accorde aux candidats propriétaires de moins de 35 ans un coup de pouce dans l’aboutissement de leur projet.

Le prêt jeunes ouvre l’accès à la propriété aux parents d’une famille nombreuse n’ayant pas un capital de départ suffisant. « Être propriétaire de son logement permet de se constituer un patrimoine et sera, dans certains cas, un rempart contre la pauvreté, explique Michel Pirard, directeur du département Crédits au FLW.  Quand on a moins de 35 ans, il est bien souvent compliqué voire impossible d’acquérir un bien, sans une aide des parents ou une aide extérieure comme celle-ci. La précarité de l’emploi et donc des revenus, l’emballement du marché immobilier et les exigences renforcées de la BNB expliquent cela ».

Pour qu’un couple puisse en bénéficier, il faut que les 2 demandeurs aient moins de 35 ans à la date d’ouverture du dossier, aient la charge d’une famille nombreuse et disposent de revenus imposables globalement inférieurs à 97.700 EUR. Le montant maximum du prêt est de 60.000 EUR et la durée de remboursement ne peut dépasser 30 ans : « s’ils répondent aux conditions préalables et qu’ils disposent d’une capacité financière suffisante, l’aide leur est accordée pour ainsi dire automatiquement. Le Fonds est tenu de proposer aux demandeurs le meilleur produit rapport « qualité/prix ». Vu que le taux est de 0%, il n’y a pas photo ! »

Aides aux bailleurs

Marie-Noëlle et Vincent, des propriétaires solidaires heureux

Marie-Noëlle et Vincent Pirot-Bocart viennent de restructurer une maison rurale pour y créer 3 logements (2 de 3 chambres et 1 de 2 chambres) à Mettet.  Être propriétaire bailleur nécessite parfois de s’engager dans des rénovations ou transformations lourdes pour le portefeuille. Bonne nouvelle : les propriétaires de biens inoccupés depuis plus d’un an peuvent obtenir auprès du Fonds, un crédit à taux 0 % assorti d’un subside. En contrepartie de cette opération financière, les propriétaires confient la gestion locative de leurs logements à une association (AIS ou APL) qui les proposera à des ménages précaires.

« C’est une collègue fonctionnaire qui m’a informée qu’on pouvait être aidés par le Fonds », nous dit Mme Bocart. Et de manière si intéressante que mon mari n’y croyait pas! ». Vincent Pirot est chef d’une entreprise générale. Les travaux du bâtiment, c’est son métier : « c’est vrai que j’étais étonné que l’on puisse être soutenus de la sorte. Vu la grande taille des logements, on tourne autour des 140.000 EUR de subsides et 110.000 EUR de crédit à 0%. C’est plutôt pas mal. Au départ, notre projet se limitait à rénover les 2 logements existants qui avaient subi pas mal de dégâts locatifs. Sur le conseil du Fonds, grâce à ces aides, finalement, on en a fait 3 ! ».

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Après avoir vécu une expérience pénible avec des locataires peu respectueux, le couple est heureux de pouvoir confier la gestion locative de ses appartements tout neufs à une AIS qui s’occupera de l’attribution, des baux, de l’accompagnement des locataires et de la maintenance technique du bâtiment. Pour Vincent Pirot : « ça soulage d’une fameuse charge. En plus, on a la certitude que le loyer nous sera versé, même en cas de vide locatif ! On a un bon contact avec l’équipe de l’AIS qui nous a monté l’opération avec le Fonds. On est très sereins et contents ». « Personnellement, ajoute Marie-Noëlle Bocart, je suis très sensible à la finalité sociale du projet. Savoir que l’on fait tout ça pour aussi reloger des personnes dans le besoin me fait plaisir ». A un jet de pierres du petit centre de l’entité, leur bâtiment jouxte le RAVEL. La propriétaire continue : « ici, ma grand-tante, et ses parents avant elle, tenait le café de la gare. C’était un lieu de convivialité, avec une épicerie.  C’est un endroit parfait pour des familles avec enfants ».

Les cuisines sont en cours d’installation et des ouvriers peignent portes et murs. « Ils nous restera ensuite à terminer les parkings et le jardin. Le terrain est assez grand pour faire des parcelles privatives d’un côté et créer des espaces communs de l’autre. J’ai les plans dans ma tête ; je vais tout organiser pour que ce soit agréable. Etant entrepreneur, je choisis les matériaux adéquats et m’assure de la qualité d’exécution des travaux. Je le fais comme si c’était pour nous! »

Interview

Housing Europe fait avancer le débat sur le logement abordable

La crise du logement touche de nombreux ménages en Europe. Elle gagne à présent la classe moyenne parmi laquelle les parents isolés, les familles nombreuses et les jeunes qui occupent leur premier emploi. La pandémie a bien entendu exacerbé les difficultés. Comme un trait de lumière dans l’obscurité, le Parlement européen vient de voter, avec une large majorité, une résolution appelant l’UE à reconnaitre l’accès à un logement décent et abordable comme un droit humain fondamental.

Ce vote est le résultat d’un lobbying associatif intense, mené notamment par la fédération du logement social, Housing Europe. Cette association internationale sans but lucratif (AISBL) est basée à Bruxelles. Elle emploie 8 personnes actives dans le plaidoyer, la recherche et la promotion des bonnes pratiques entre ses membres de 25 pays européens, dont le FLW. Julien Dijol est secrétaire général adjoint et responsable du plaidoyer : « Housing Europe réalise depuis 30 ans un travail de lobby auprès de la Commission et du Parlement européens afin de défendre les intérêts de ses membres actifs dans le logement social en Europe. Notre rôle est d’être proactif et de faire des propositions favorables au secteur ». Malgré ses moyens limités, l’association a obtenu quelques avancées dont la plus marquante fut de rendre éligible le logement social aux Fonds structurels : « c’était en 2009. On est très fiers de ce travail qui permet désormais aux acteurs du logement social et à leurs partenaires d’accéder aux financements européens ».

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Un logement est considéré comme « abordable » s’il ne grève pas le budget de l’occupant au point que celui-ci ne puisse couvrir ses autres dépenses, essentielles à une vie digne.

Dernièrement, Housing Europe a opéré dans les coulisses de la résolution votée par le Parlement européen appelant les Etats membres et la Commission à prendre des mesures pour protéger le droit au logement : « une résolution n’est pas contraignante, elle a surtout une valeur politique. Néanmoins, son vote révèle l’intérêt grandissant des parlementaires sur cette question. Elle attire l’attention des Etats sur la nécessité de prendre des mesures favorisant l’accès à un logement abordable pour tous, notamment par des investissements à l’échelle de leur territoire. Et elle invite la Commission à promouvoir de manière transversale l’accès au logement ».

Dans leur résolution , les députés expriment le souhait de mettre un terme au sans-abrisme d’ici à 2030 ; invitent la Commission et les pays de l’UE à l’amélioration de l’efficacité énergétique par la rénovation des logements et encouragent les États membres à participer à des investissements mixtes (avec les partenaires sociaux, la société civile et le secteur privé). Ils leur demandent également de lutter contre la discrimination sur le marché du logement. Les députés européens souhaitent que la Commission présente d’ici mi-2021 des propositions législatives visant à considérer le logement comme un droit de l’homme (et plus comme un bien négociable). Enfin, ils exhortent la Commission et les États membres à investir davantage dans le logement social, public, abordable et économe en énergie. Pour Julien Dijol, cette résolution « apporte clairement une nouvelle vision européenne et une approche évoluée du logement ».

Le logement dans l’UE : faits et chiffres

  • Au cours des trois dernières années, les prix des logements ont augmenté en moyenne de 5%.
  • Les dépenses pour le logement social des gouvernements s’élèvent à 0,66% du PIB européen.
  • Le logement inadéquat coûte chaque année 195 milliards d’euros aux économies de l’Union.

Aide locative

A la recherche de nouveaux partenaires fonciers

Le Fonds du Logement accroît chaque année son parc de logements locatifs de manière significative. Il acquiert, rénove, et restructure des immeubles afin de pouvoir proposer des logements de qualité aux familles nombreuses locataires dans toute la Wallonie. Notre coopérative est actuellement à la recherche de bâtiments vides ou désaffectés, d’un volume permettant de créer au moins trois habitations dans les agglomérations wallonnes, non loin des écoles, services et commerces. Si vous êtes propriétaire d’un ou plusieurs immeubles à réaffecter, en tant que personne privée ou morale, vous pouvez prendre contact avec nos services, à l’adresse : aldirection@flw.be

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Actualité: flw.be fait peau neuve

Le FLW modernise sa communication digitale avec un tout nouveau site web, davantage adapté à ses publics et métiers. L’information est structurée en fonction des besoins de chacun : recherche d’un crédit, d’une association (AIS, APL, RDQ), d’aides aux propriétaires bailleurs ou tout simplement consultation de nos dernières réalisations en matière de rénovation immobilière. La part belle est faite aux images et surtout à la vidéo, puisque plusieurs capsules didactiques font leur apparition. Le site facilite également les démarches des candidats emprunteurs qui peuvent y réaliser une simulation de crédit, prendre un rendez-vous et encoder leur demande. Soucieux d’améliorer son service à la communauté, le FLW espère que cet outil de communication répondra aux besoins des familles et des partenaires. Bonne visite sur  www.flw.be

Action sociale

Mesurer le sans-abrisme pour mieux y remédier

À la demande de la Fondation Roi Baudouin, la KU Leuven et l’ULiège viennent de procéder à un dénombrement des personnes en situation de sans-abrisme dans les villes d’Arlon, de Liège, de Gand, et dans la province de Limbourg. Un rapport global, des rapports locaux avec les données relatives à chaque ville/province et un manuel pratique pour les administrations locales ont été publiés. Que nous apprend ce premier recensement ? Primo, dormir à la rue ou dans des lieux non conventionnels (tentes garages, squat…) est une réalité quotidienne pour beaucoup. Secundo, nombreux sont également ceux « sans chez soi » qui logent chez des amis ou dans la famille. Enfin, plus inquiétant encore pour le FLW, le nombre élevé d’enfants et de jeunes adultes (18-25 ans) concernés ! Ajuster les politiques régionales et locales de lutte contre ce dramatique phénomène est une urgence. Pour compléter l’étude de terrain, de nouvelles collaborations avec 4 autres villes/régions en Wallonie et en Flandre sont programmées pour l’automne 2021. http://www.sansabrismeabsencedechezsoi.be/

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